L’usage roi #2 : l’UBCM chez Wiley

Pour poursuivre une série initiée avec le billet Apprendre à lâcher prise qui décrivait les modèles et focalisait plus spécifiquement sur l’offre Dawsonera, intéressons-nous à l’offre Wiley.

Destinés à un public plus initié (langue anglaise, niveau 3ème cycle et recherche, à dominante santé, sciences et techniques), les ebooks de l’éditeur Wiley sont également proposés sous forme d’acquisition basée sur l’usage. Wiley appelle ce modèle « UBCM », soit « Usage-Based Collection Management ».
Il s’agit là d’un modèle type très-long-test : j’engage un montant qui me permet pendant 6 mois à 1 an de profiter de l’intégralité d’une collection en ligne. Au bout de ce laps de temps je peux me baser sur les statistiques d’usage pour développer ma connaissance des besoins de mon public dans la discipline concernée et choisir ce que je conserve de façon pérenne pour l’équivalent de ma mise de départ.

A noter que les établissements dotés d’une faculté de médecine peuvent actuellement bénéficier de l’UBCM contracté par la BIU Santé au titre des Collections d’Excellence (Collex) en Médecine, Odontologie et Cosmétologie.

En résumé

Infographie UBCM Wiley

Petite parenthèse signalement

En raison de son caractère éphémère nous avons choisi de ne pas signaler les ouvrages ouverts par le Collex au Sudoc, mais nous l’avons fait dans notre outil de découverte (EDS chez Ebsco). L’occasion pour moi de découvrir les uploads de fichiers pour sélectionner dans le gros package Wiley Online Library Books les 913 livres Collex qui s’ajoutent ou se superposent aux livres que nous avions déjà acquis chez Wiley.

Plus d’infos

Couperin. « Liste des négociations : Wiley-Blackwell – ebooks ». couperin.org, 24 octobre 2016. http://www.couperin.org/negociations/liste-des-negociations/item/566-wiley-blackwell-e-books.
Fountain, Kathi. « Using an Evidence-Based Approach to e-book Acquisitions | Wiley ». Wiley exchanges, 8 septembre 2016. https://hub.wiley.com/community/exchanges/discover/blog/2016/09/07/using-an-evidence-based-approach-to-e-book-acquisitions.
Violet, Thomas. « Achat d’ebooks Wiley – Collex 2016 ». Le blog actualités de la BIU Santé, 4 janvier 2017. http://www2.biusante.parisdescartes.fr/wordpress/index.php/achat-ebooks-wiley-collex-2016/.

Apprendre à lâcher prise : le PDA / l’ADL

Ça y est, c’est décidé, on va faire un PDA. Enfin un ADL. Ou un EBS.

Pour ceux qui ne voient pas du tout de quoi il s’agit, nous parlons de modèles d’acquisitions d’e-books qui consistent non plus à confier au/à la seul-e bibliothécaire la sélection en amont d’ouvrages qu’il/elle juge pertinents pour son public, mais à partir des usages réels d’une vaste offre documentaire pour enrichir sa propre collection.
Dans le cas le plus rassurant, on laisse les gens consulter plein de livres et on décide à la fin lesquels on garde. Dans le cas le plus rock’n roll, on fait un chèque en blanc aux utilisateurs, ils achètent ce qu’ils veulent et on part à la plage on peut se consacrer à faire de la médiation, des expériences UX, etc.

Apparemment on n’est pas encore nombreux à expérimenter ces modèles en France, autant partager l’expérience.

On a donc voulu commencer par comprendre dans quoi on allait s’embarquer.
On peut s’informer chez Couperin avec la page décrivant l’offre de livres électroniques ou la typologie des offres e-books 2016, et avec l’article Bibliopédia « Acquisitions basées sur l’usage » (mais c’est moi qui l’ai rédigé, pour l’instant on tourne en rond – j’attends impatiemment que d’autres contribuent !).

Un peu de vocabulaire :

  • PDA : Patron Driven Acquisition, que Dawson appelle ADL, Acquisition Dirigée par le Lecteur. Grosso modo on a déjà réglé l’ardoise et on invite toute notre communauté universitaire sur une plateforme d’e-books en mode open bar.
  • EBS : Evidence Based Selection. Grosso modo on ouvre un méga géant test d’un an sur une grosse collection d’e-books et à la fin on regarde ce qui a été le plus consulté pour ne garder de façon pérenne que les titres les plus pertinents pour notre public, en fonction de l’usage qu’ils en auront fait.

Et pour pouvoir en discuter avec les responsables documentaires au SCD, j’ai fait des posters qui résument le fonctionnement de différentes offres existantes, à commencer par celle de Dawsonera (une rock’n roll)  :

dawsonera-adl_infographieEt chez vous, déjà tenté ? Des projets ? Une réflexion en cours ?

 

 

Projet grainothèque aka Le plan lose

Dans la catégorie « idée pour diversifier son offre et se rapprocher de son public », je vous présente le projet « grainothèque ».

Sommaire
  1. Projet « grainothèque » : l’occasion pour la BU Sciences de travailler avec la faculté
  2. La démarche : objectifs et modalités
  3. Un flop instructif
  4. Une expérience somme toute positive
  5. Autres exemples de collaboration avec enseignants/étudiants/autres services
    1. Confier l’analyse d’un segment de collection à des étudiants de Master documentation
    2. Développer une appli pour la BU avec des étudiants en informatique
    3. Accueillir et/ou co-organiser un événement conçu par des enseignants

Lire la suite

Catalogueur désespéré, catalogueur inspiré (Life after MARC?)

Pour faire profiter les non abonnés à la liste de diffusion [BIBFRAME] des facéties de nos collègues américains, je diffuse ici le tout récent « Life after MARC? ». Et pour les non-francophones, j’ajoute une traduction maison des paroles.

BIBFRAME n’est pas (encore?) au coeur des préoccupations dans nos services de catalogage, mais ce n’est rien de dire que ça ne fait pas l’unanimité outre-Atlantique !

Lire la suite

Oral de culture gé (bibliothécaire interne)

Thumbs up / Sara Reid (CC BY), via Flickr

Thumbs up / Sara Reid (CC BY), via Flickr

En mai dernier, me voici donc admissible pour la seconde fois à l’oral du concours de bibliothécaire en interne.
Après avoir sué sang et eau pour renvoyer dans les temps mon dossier RAEP en 5 exemplaires (n’attendez pas les résultats de l’écrit pour vous y mettre, c’est trèèèèès long!), je reçois ma convocation pour les deux épreuves. Le même jour, avec culture gé le matin et motivation pro l’après-midi. La même configuration que deux ans plus tôt.

Accès direct au sujet et aux questions : c’est par ici !

Lire la suite

Étude de cas : coulisses d’une épreuve

Entrez sans sonner, par Michele M.F. (CC BY-SA), via Flickr

Entrez sans sonner, par Michele M.F. (CC BY-SA), via Flickr

En février dernier, je planchais sur l’épreuve unique d’admissibilité au concours de bibliothécaire d’État en interne, à savoir l’étude de cas. J’ai raconté l’épreuve à chaud dans un premier billet, Concours bibliothécaire interne 2015 : jamais 2 sans 3.
Impossible d’entrer dans les détails à ce moment, je ne pouvais pas prendre le risque qu’un correcteur tombe sur mon blog et puisse identifier ma copie (une chance sur xxxxxxx, mais bon…).

Voici un second billet à J+4 mois, maintenant que je sais que mon devoir m’a non seulement permis d’être admissible, mais m’avait même assuré pas mal de points d’avance.
Je propose ici de partager ma manière d’aborder l’épreuve et d’entrer dans l’intimité du concours à mes côtés. Lire la suite

RIMMFons gaiement

By Razvan Orendovici from United States (Pattee Library Catalogs) [CC BY 2.0 (http://creativecommons.org/licenses/by/2.0)], via Wikimedia Commons

By Razvan Orendovici from United States (Pattee Library Catalogs) [CC BY 2.0 (http://creativecommons.org/licenses/by/2.0)%5D, via Wikimedia Commons

Le RIMMF est top tendance outre-Atlantique et le devient outre-Manche. Mais qu’est-ce que c’est donc que ce truc?
RIMMF veut dire « RDA in Many Metadata Formats », ce que je traduirais par « RDA dans de multiples formats de métadonnées ».
Le RIMMF est en fait une application qui permet de s’entraîner au catalogage en RDA, et donc à la manipulation du modèle FRBR, sans être assujetti au format MARC. Cerise sur le gâteau, il permet une visualisation de ces données de catalogage dans un contexte web de données. Autrement dit, avec le RIMMF on va créer des données ET chercher à les intégrer dans un environnement Web plus large.

Si on en croit de nombreux retours de stagiaires, les formations dispensées en France dans le cadre du groupe national pour la transition bibliographique sont souvent jugées trop théoriques. Il faudrait pouvoir pratiquer pour comprendre.
Devrions-nous RIMMFer nous aussi ?

J’ai voulu tester l’outil pour voir s’il valait le coup de s’y intéresser plus sérieusement et si nous pourrions nous en servir dans le cadre d’ateliers en France, avec l’idée que ça pourrait être utile pour bien comprendre le modèle FRBR, la structure du code de catalogage RDA, et le lien avec le web de données.
Même si, rappelons-le, nous avons préféré en France une transition bibliographique douce à un changement radical pour RDA.

Au sommaire :

  1. Eléments de vocabulaire pour comprendre le RIMMF
  2. De quoi a-t-on besoin pour RIMMFer aujourd’hui ?
  3. Test rapide
  4. Utiliser le RIMMF en France ?
    1. Peut-on dupliquer le RIMMF pour en faire une version française ?
    2. Peut-on utiliser le RIMMF si on n’a pas accès au RDA Toolkit ?
    3. Organiser un French Jane-athon ?
  5. Conclusion
  6. Sources

Lire la suite