RIMMFons gaiement

By Razvan Orendovici from United States (Pattee Library Catalogs) [CC BY 2.0 (http://creativecommons.org/licenses/by/2.0)], via Wikimedia Commons

By Razvan Orendovici from United States (Pattee Library Catalogs) [CC BY 2.0 (http://creativecommons.org/licenses/by/2.0)%5D, via Wikimedia Commons

Le RIMMF est top tendance outre-Atlantique et le devient outre-Manche. Mais qu’est-ce que c’est donc que ce truc?
RIMMF veut dire « RDA in Many Metadata Formats », ce que je traduirais par « RDA dans de multiples formats de métadonnées ».
Le RIMMF est en fait une application qui permet de s’entraîner au catalogage en RDA, et donc à la manipulation du modèle FRBR, sans être assujetti au format MARC. Cerise sur le gâteau, il permet une visualisation de ces données de catalogage dans un contexte web de données. Autrement dit, avec le RIMMF on va créer des données ET chercher à les intégrer dans un environnement Web plus large.

Si on en croit de nombreux retours de stagiaires, les formations dispensées en France dans le cadre du groupe national pour la transition bibliographique sont souvent jugées trop théoriques. Il faudrait pouvoir pratiquer pour comprendre.
Devrions-nous RIMMFer nous aussi ?

J’ai voulu tester l’outil pour voir s’il valait le coup de s’y intéresser plus sérieusement et si nous pourrions nous en servir dans le cadre d’ateliers en France, avec l’idée que ça pourrait être utile pour bien comprendre le modèle FRBR, la structure du code de catalogage RDA, et le lien avec le web de données.
Même si, rappelons-le, nous avons préféré en France une transition bibliographique douce à un changement radical pour RDA.

Au sommaire :

  1. Eléments de vocabulaire pour comprendre le RIMMF
  2. De quoi a-t-on besoin pour RIMMFer aujourd’hui ?
  3. Test rapide
  4. Utiliser le RIMMF en France ?
    1. Peut-on dupliquer le RIMMF pour en faire une version française ?
    2. Peut-on utiliser le RIMMF si on n’a pas accès au RDA Toolkit ?
    3. Organiser un French Jane-athon ?
  5. Conclusion
  6. Sources

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De WinIBW à Sudoc2 : que retenir du « J’aime/j’aime pas dans WinIBW » ?

Like & Dislike Stamps 4 par Steel Wool, via Flikr (CC BY-NC-ND)

Like & Dislike Stamps 4 par Steel Wool (CC BY-NC-ND), via Flickr

Au mois de mars dernier, en plein travail sur le catalogage et la production de métadonnées dans le futur SGBm, j’ai sollicité le réseau de catalogueurs sur ce blog et via un message Sucat en posant une question simple :
qu’est-ce que vous aimez / n’aimez pas  dans l’outil actuel de catalogage WinIBW et qu’aimeriez-vous de plus dans un futur outil ?

J’avais regroupé les réponses au fur et à mesure dans un tableau mais je n’avais pas jusqu’à maintenant rédigé de synthèse des commentaires. C’est l’objet de ce nouveau billet.

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For English-speakers crazy enough to want to read these all-in-French posts : a little explanation in English about the context.

Sommaire :

  1. Entre le sondage et la synthèse, il s’est passé des trucs dans le réseau ?
  2. A quoi la synthèse va-t-elle servir maintenant ?
  3. Méthodologie
    1. Les contributions
    2. Le périmètre du sondage
    3. Le tableau synthétique
  4. Ce qui ressort des commentaires
    1. Plébiscite pour le réseau national et le travail collaboratif
    2. La qualité, un sujet qui fâche
    3. Pour le guide méthodologique, hip hip hip, hourra!
    4. WinIBW : moche, complexe, mais performant
    5. « MARC must die » ?
    6. Problèmes techniques et bug de la ligne 16 – une légende urbaine pour faire trembler les catalogueurs ?
  5. D’autres perspectives sur le catalogage

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WinIBW : J’aime / J’aime pas

Phoenix Firebird by phoenix-skyress, CC by 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by/3.0/)

Phoenix Firebird
by phoenix-skyress, CC by 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by/3.0/)

WinIBW ne durera pas éternellement.
S’il faut changer d’outil, quelles fonctionnalités faut-il conserver? Quelles fonctionnalités désirer en plus?

J’aime : mes créations / modifications sont visibles immédiatement par le public.
J’aime pas : je dois attendre le lendemain pour les voir dans mon système local.
J’aimerais en plus : ne pas jongler entre un outil de catalogage national et un catalogue local, que les fonctions locales soient synchronisées et articulées avec le catalogue national

J’aime : les scripts = les grilles toutes prêtes pour cataloguer, les éléments ajoutés automatiquement ($bTexte imprimé, $2rameau…).
J’aime pas : les sous-champs Unimarc qu’il faut mettre dans le bon sens pour que ça marche, sans qu’il y ait de logique apparente (eg en note de thèse 328, le $e doit être avant le $d. Dans un exemplaire en 930 le $b doit être avant le $a).
J’aimerais en plus : un outil plus ergonomique, avec de l’autocomplétion, des formes normalisées pour les éditeurs (qu’on puisse trouver aussi bien ce qui est édité chez « PUF » que ce qui est édité chez « Presses Universitaires de France »). Lire la suite

LIBRIS, the Swedish catalog that wanted to participate in the Semantic Web

By Theherald (Own work) [GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html) or CC-BY-3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by/3.0)], via Wikimedia Commons

By Theherald (Own work) [GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html) or CC-BY-3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by/3.0)%5D, via Wikimedia Commons

[Translation of the earlier French version]

The eyes of the network-that-seeks-a-tool-for-shared-cataloging is partly turned towards Sweden, who made the ambitious / brave / foolhardy / crazy choice (to each his/her point of view) to bet on the Semantic Web.

They’re developping for their national union catalog LIBRIS a new architecture, LIBRIS-XL, as well as their own shared cataloging tool to generate data in RDF. They’re replacing MARC21 by JSON-LD as the internal storage format fo the data. Note that this tool was planned to go into production in March 2014, but the deadline was pushed back to autumn 2014.

Careful, the Swedish developers have planned to offer an interface to produce bibliographic data in RDF but also to maintain the possibility to catalog in MARC21 for experienced catalogers. Cohabitation between MARC and RDF should last for a while to allow the international exchange of data.
Sweden has no intention of cutting herself off from the rest of the world.

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Zoom sur LIBRIS, le catalogue suédois qui voulait participer au Web sémantique

By Theherald (Own work) [GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html) or CC-BY-3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by/3.0)], via Wikimedia Commons

Un pays qui fout des rennes sur tous ses blasons, comment voulez-vous que je résiste? By Theherald (Own work) [GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html) or CC-BY-3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by/3.0)%5D, via Wikimedia Commons

[English version available]

Le regard du réseau-qui-se-cherche-un-outil-de-catalogage-partagé est en partie tourné vers la Suède, qui a fait le choix ambitieux/courageux/téméraire/fou (chacun son point de vue) de miser totalement sur le Web sémantique.

Ils développent pour leur catalogue collectif national LIBRIS une nouvelle architecture, LIBRIS-XL, ainsi que leur propre outil de catalogage partagé, destiné à produire des données en RDF. Ils remplacent donc MARC21 comme format interne de stockage des données par le format JSON-LD. A noter que cet outil devait entrer en production en mars 2014 mais que l’échéance a été repoussée à l’automne 2014.

Prudents, les développeurs suédois ont prévu de proposer une interface permettant la production des données bibliographiques en RDF mais de maintenir parallèlement la production en MARC21 pour les catalogueurs expérimentés. La cohabitation MARC / RDF devrait durer un certain temps pour permettre les échanges internationaux de données.
La Suède n’a donc pas du tout l’intention de se couper du monde. Lire la suite