En attendant RDA…

By Martin Abegglen [licence CC BY-SA 2.0], via Flikr

By Martin Abegglen [licence CC BY-SA 2.0], via Flikr

Pour ceux qui suivent un peu, RDA (1), ça commence à faire un moment qu’on en parle et qu’on l’attend, en étant de moins en moins convaincu qu’il va venir.
C’est en tout cas l’état d’esprit dans lequel je me trouvais au retour de notre réunion de formateurs.

Alors pourquoi on l’attend, RDA, et faut-il vraiment l’attendre?

Tout d’abord, pour ceux pour lesquels la distinction n’est pas évidente, sachez que si j’ai des doutes en ce qui concerne RDA, je n’en ai pas concernant les FRBR et le Web de données.
Voici ce que j’en comprends à l’heure actuelle. Vous êtes bien entendus invités à commenter, corriger, compléter, demander des précisions… 🙂

Pourquoi on veut RDA, déjà?

On veut faire évoluer nos catalogues et nos pratiques de catalogage, qui objectivement ne répondent plus aux besoins et aux usages de nos publics. On sait qu’ils apportent soit trop (quand la recherche est large) soit trop peu (quand la recherche est précise) de réponses, et encore pour le déplorer faut-il avoir eu l’idée de venir faire un tour sur notre catalogue.
On trouve de plus en plus de catalogues de bibliothèques dans les moteurs de recherche, vrai, mais à condition d’effectuer une recherche sur la longue traîne.

On améliore déjà le capital séduction de nos catalogues en proposant des facettes, en invitant l’usager à donner son avis sur nos collections, voire à participer à des projets de grande ampleur, en adjoignant à nos catalogues des outils de découverte, en créant des algorithmes et des requêtes automatisées pour exploiter les données que nous produisons.
Il se passe un tas de choses dans nos bibliothèques, c’est enthousiasmant et motivant ! Alors il est essentiel côté catalogage d’apporter notre pierre à l’édifice et de revoir la production de nos données à la source.
Point de salut dans le Web de demain sans des données fiables et structurées. Et ça c’est un truc pour lequel on a des compétences.

Notre objectif principal est donc d’adopter le modèle FRBR et de participer au Web de données, pour rendre nos informations plus lisibles, enrichir réellement nos catalogues, et pour que nos données soient réutilisées par d’autres.

Par exemple dans les services novateurs pour l’instant on propose ça :

data

Le top ce serait que nos données à nous aussi enrichissent les sites des autres. Ca pourrait donner ça :

wp

Avec aussi la perspective de consacrer moins de temps et d’énergie au catalogage en récupérant le plus possible de données qu’on aurait le moins possible à retoucher.
Tout ceci nous donnerait une meilleure visibilité et, soyons clairs, assurerait que les bibliothèques aient encore un rôle majeur à jouer dans la société de l’information.
Etre acteurs du Web ou s’étioler dans nos collections imprimées qui n’intéressent plus qu’une minorité.

RDA, c’est le produit miracle qu’il nous faut pour faciliter ça. Un nouveau code de catalogage basé sur le modèle FRBR qui nous séduit tant, orienté vers le Web de données, et « international » (ie américain).
Miraculous miracle. Si tout le monde se met d’accord sur RDA, on peut tous échanger des notices auxquelles on n’a quasiment pas besoin de toucher, à part pour franciser une note libre ici ou là.
Parce que pour l’indexation, notamment, on peut imaginer que nos machines devraient rapidement pouvoir appeler a cat un chat et comprendre grâce à une structuration des données en RDF et des tables de correspondance type owl:sameAs que Cats$2lc = Chat domestique$2rameau. Une extension de VIAF, par exemple.

by pingping [licence CC BY-SA 2.0], via Flikr

by pingping [licence CC BY-SA 2.0], via Flikr

Sauf que. Sauf que quand on y regarde de près, le miraculous miracle tient plus du mirage que du miracle.

D’ailleurs la Library of Congress, qui catalogue « en RDA » depuis mars 2013, semble plutôt cataloguer en « post-AACR2 light » et n’implémente même pas de zones d’oeuvre dans toutes ces notices, dérogeant ainsi à un des points fondamentaux du modèle FRBR et donc de l’intérêt de ce code.
L’Allemagne (2), qui s’était engagée à adopter RDA en 2013 et qui de fait avait rejoint le JSC, bute finalement sur des problèmes similaires aux nôtres. Ils ont décidé d’attendre 2015 pour voir ce que ça donne. Comme nous, finalement.

What else?

En matière de norme internationale, hélas, le marché s’avère très limité.

  • Côté IFLA, on aurait bien aimé voir quelque chose émerger, parce qu’il s’agit là d’une instance véritablement internationale. Mais l’ISBD intégrée propose des règles de description actualisées sans pour autant s’affranchir de la structure classique de la notice bibliographique et reste donc manifestation-centré. De plus, il ne se suffit pas à lui même : de même qu’on a une norme AFNOR pour appliquer les ISBD actuellement, il nous faudrait une norme pour appliquer l’ISBD intégrée.
  • Les Italiens, précurseurs, avaient développé les REICAT avant que le code RDA ne soit publié, mais on ne sait pas trop où ils en sont aujourd’hui, sinon qu’ils semblent encore en phase de test et qu’ils s’intéressent de près à RDA. Et puis ils ont fait leur truc tout seul, les Italiens, ce qui rend leur code moyennement international et ce qui a pesé dans notre choix de ne pas les suivre.

Alors si on a décidé que, vraiment, la solution RDA est la seule viable, pourquoi ne pas y aller franchement pour ce qui nous convient et garder la main sur ce qui ne nous convient pas, jusqu’à ce qu’on obtienne des modifications?

On n’est pas prêt

by Kelly Taylor [licence CC BY-SA 2.0], via Flikr

by Kelly Taylor [licence CC BY-SA 2.0], via Flikr

Eh bah ouais. C’est dommage mais c’est comme ça. Plusieurs éléments bloquent pour que ça marche :

  • RDA lui-même : le code tel qu’il existe nous convient à grosso modo 80%, ce qui n’est apparemment pas suffisant pour l’implémenter. Il faut dire qu’il y manque des petits riens, comme le traitement des périodiques ou l’indexation matière. C’est en cours de développement. Il y a aussi des interprétations du modèle FRBR et des lacunes qui ne nous conviennent pas du tout (3).
    RDA a déclaré « je suis le futur code international de catalogage » et on l’a cru sur parole. Mais les noms géographiques, par exemple, développent un max la géographie américaine, alors que pour un lieu en France, bon, il y a « France », quoi. La géographie à l’américaine (4).
    On cherche donc à l’améliorer en faisant des propositions à EURIG au niveau européen ; propositions qui, si elles sont validées, sont ensuite transmises au JSC au niveau international.
    Pour vous donner une idée, une proposition va mettre environ 1 an pour être élaborée par le groupe français et présentée à une réunion EURIG en fin d’année, elle sera transmise l’année suivante au JSC (qui ne se réunit qu’une fois par an à l’automne) qui mettra environ 2 ans à la traiter.
    Voilà voilà. Personnellement, je n’aurais pas la patience.
  • nos mentalités : il faut revoir notre façon d’aborder la description bibliographique hors de la structure type notice. On a tellement de mal à le faire qu’on s’acharne à représenter les FRBR sous forme d’arbres à niveaux hiérarchisés alors qu’il faudrait visualiser des données disséminées, liées entre elles par de multiples points. Peut-être qu’un genre de carte heuristique serait plus juste. [Edit : je n’ai pas parlé de « graphes » mais c’est bien de ça dont il s’agit]
  • nos outils : le groupe technique travaille aussi avec les fournisseurs de SIGB, par sa collaboration avec la FULBI. Le problème : les fournisseurs attendent que les bibliothèques expliquent clairement ce qu’elles veulent pour pouvoir adapter leurs produits / les bibliothèques ne se sont pas encore décidées et attendent notamment de savoir comment les futurs outils seront capables de gérer leurs données.
  • nos formats : on peut continuer à travailler en Unimarc, le représenter en RDF, mais ce serait beaucoup plus laborieux que de travailler dans un format réellement orienté Web, type XML, et qui ne soit pas biblio-centré. Or pour l’instant il est sorti de la réflexion US & Co le format Bibframe pour remplacer leur Marc21, et en France on est moyennement emballés.
  • nos moyens : là, joker, je ne vois pas comment on pourrait dans un avenir plus ou moins proche disposer de plus de moyens pour s’offrir de meilleurs outils ET la formation de l’intégralité des catalogueurs à un nouveau code de catalogage.

Mais on n’est pas là pour beurrer les sandwichs

by Lars Plougmann [licence CC BY-SA 2.0], via Flikr

by Lars Plougmann [licence CC BY-SA 2.0], via Flikr

En attendant, la BnF et l’Abes travaillent conjointement à l’évolution des catalogues au sein du groupe technique AFNOR G.E.6 sur l’adoption de RDA en France.

L’une des actions menées par ce groupe concerne donc la sensibilisation des personnels à ces évolutions. Les catalogueurs, oui, mais pas que, puisque cette évolution implique un engagement politique, impacte le cahier des charges pour nos outils pros, et va transformer notre rôle de médiateur entre collections et usagers. Les formations visent donc aussi les personnels encadrant et les administrateurs SIGB, et globalement tous les personnels qui ont à utiliser le catalogue à un moment de leur carrière.

C’est pour ça qu’un groupe de formateurs a été réuni pour proposer des journées de sensibilisation à l’évolution des catalogues et des formats de catalogage. Il ne s’agit pas (plus?) tant de préparer les professionnels à l’implémentation de RDA qu’à expliquer pourquoi FRBR + Web de données, c’est le combo gagnant et pourquoi il faut repenser notre manière de cataloguer (ie créer des données lisibles par l’œil humain ET exploitables par des machines).

La BnF et l’ABES travaillent aussi chacunes de leur côté à l’amélioration de leur propre catalogue selon des stratégies distinctes.

En résumé :

  • La BnF a fait le choix de FRBRiser l’existant sans toucher à sa manière de produire les données. Grâce à l’élaboration d’algorithmes et à des retouches manuelles, la BnF a produit data.bnf.fr (aujourd’hui 40% du catalogue général est transposé dans data) et travaille sur OpenCat.
  • L’ABES a fait un choix différent pour le Sudoc, qui consistait à modifier notre façon de produire les données pour permettre leur exploitation automatique dans un catalogue FRBRisé. L’ABES a produit theses.fr et travaille sur l’implémentation de nouveaux champs permettant une FRBRisation du catalogue à la source.
    Mais le projet SGBM est arrivé, la FRBRisation du Sudoc devrait attendre l’adoption d’un nouvel outil. Ça ne veut pas dire qu’on se tourne les pouces en attendant, et l’ABES a diffusé de nouvelles consignes de catalogage pour anticiper une reprise des données future.
    [Edit 19/07 voir aussi :
    le dernier CR de réunion du projet SGBM ; les projets en cours de développement : le hub de métadonnées qui a pour objectif l’interconnexion et l’enrichissement des métadonnées transitant par les catalogues et applications ABES, quels que soient leurs formats ; Qualinca]

Un autre monde est-il possible ?

Dans la mesure où on consacre actuellement une énergie, des moyens financiers et un temps dingue à rédiger une norme transitoire « en attendant que RDA corresponde réellement à nos besoins » (si ça arrive un jour) alors qu’on voulait adopter RDA pour faire l’économie de toute cette énergie, de ces moyens et de ce temps, ma foi, la question mérite d’être posée.

RDA est-il vraiment notre seule alternative? A quel moment décide-t-on qu’on a déjà trop attendu? A quel degré d’investissement en moyens humains et financiers décide-t-on que vouloir faire comme tout le monde (ie les anglo-saxons) pour gagner du temps et de l’argent, ça ne marche pas?

Eh bien là, je ne sais plus. Parce que je suis naïve et impatiente, j’ai vaguement l’impression que le délai est déjà dépassé. Qu’on aurait dû s’y prendre bien plus tôt. Mais on ne va pas refaire le match, et il y a moult raisons pour lesquelles ça ne s’est pas fait plus tôt.
En arrivant à la fin de ce billet, je me dis « hum, mais au fond, que peut-on faire d’autre qu’attendre, maintenant? » : RDA est une solution miracle un peu miteuse mais elle est la seule viable actuellement si on veut éviter de réécrire intégralement une norme (ce qu’on est pourtant plus ou moins en train de faire).
On peut au moins récupérer ce qui va et se contenter de rédiger nos propres règles là où les anglo-saxonnes clochent. Ou admettre que ça ne collera jamais complètement.

Puisqu’on sait ça, on pourrait peut-être se décider, tout de même.
Le véritable RV est cependant fixé à 2015, on saura alors si on continue à attendre…

Notes :
1 Ressources : Description and Access. Code de catalogage international s’appuyant sur le modèle FRBR, compatible avec le Web de données [retour au texte]
2 Figurez-vous que chercher RDA + Allemagne dans Google, ce n’est que moyennement efficace. J’ai eu la flemme de creuser [retour au texte]
3 Pour se donner une idée de ce qui cloche, lire le Rapport au groupe stratégique [retour au texte]
4 Rooooh, ça va, oui, je caricature un chouïa. [retour au texte]

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13 réflexions sur “En attendant RDA…

  1. Merci beaucoup pour ce très intéressant tour d’horizon.
    J’adhère particulièrement à cette remarque :
    « il faut revoir notre façon d’aborder la description bibliographique hors de la structure type notice. On a tellement de mal à le faire qu’on s’acharne à représenter les FRBR sous forme d’arbres à niveaux hiérarchisés alors qu’il faudrait visualiser des données disséminées, liées entre elles par de multiples points. Peut-être qu’un genre de carte heuristique serait plus juste. » (même si je serais curieux de savoir ce que tu entends exactement par carte heuristique — plutôt un genre de graphe ?)

    Peux-tu préciser comment tu associes les liens entre interfaces data.bnf.fr et Wikipedia à l’utilisation de RDA et du modèle FRBR ?

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    • Je tâtonne encore un peu pour faire le lien, je reconnais, c’est aussi à ça que m’aide la rédaction de ce billet. 🙂
      Je n’ai pas voulu alourdir mon bricolage de la page Wikipedia qui renverrait sur les catalogues, mais j’avais dans l’idée que derrière ces propositions BnF/Sudoc, qu’on pourrait d’ailleurs remplacer par une proposition unique CCFr, on aurait un déroulé en mode FRBR = je peux à partir de Wikipedia choisir de chercher toutes les manifestations de l’oeuvre ou une expression particulière (la version anglaise), ou une oeuvre en lien (un enregistrement d’une représentation théâtrale). Evidemment sans avoir à me confronter à ce jargon pro.
      Dès que je reviens sur un PC digne de ce nom, je propose un nouveau bricolage plus précis. 😉

      Pour moi il ne s’agit pas que de faire un lien de Wikipedia aux catalogues pour proposer derrière une liste de 1517 résultats. Ca n’aura donc d’intérêt que si nos catalogues sont FRBRisés. Wikipedia n’est qu’un exemple, mais il me semble que c’est bien parce que nos données ne sont pas encore assez bien structurées/exportables que ça n’est pas encore envisageable, un renvoi Wikipedia -> bibliothèques. Cela dit, ça mériterait d’être encore creusé, je manque de sources sur cette question.
      La FRBRisation de l’existant est possible, on le voit avec data. Mais ce que je comprends, c’est que c’est laborieux, que ça demande des interventions humaines d’ajustement, et que ça ne devrait être que cela : un travail rétrospectif. Pour rendre le processus plus performant sur les collections courantes, il faut qu’on commence le plus tôt possible à produire des données organisées selon le modèle FRBR, et en formats exploitables, ie des données exprimées/convertibles en RDF, qui feront sens pour des machines. C’est en cela qu’on a besoin de RDA (ou d’un équivalent).
      Cette interprétation te paraît correcte?

      Sinon, c’est vrai que je n’ai pas utilisé le terme de « graphe », plus approprié, partant du principe que c’est un terme un peu technique/informatique/mathématiques et qu’à des littéraires comme moi l’image de la carte heuristique est plus parlante. Carte qui aurait un cœur fluctuant. Mais je ne suis pas certaine non plus que la carte heuristique parle à tout le monde, en fait :p

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  7. Ce billet m’intéresse beaucoup. Chargé de mission pour le SGBM, je pense que les personnes qui on travaillé sur ce projet, certains membres du comité technique ou moi-même, ont ressenti des choses très voisines, tout en partant d’un point de vue extérieur différent. Je m’exprime ici à titre personnel et ne connais pas plus les solutions.

    Le problème pratique du SGB est exactement celui que vous soulevez dans les rapports RDA/SIGB. Les concepteurs de systèmes attendent que les bibliothécaires spécifient leurs attentes. Mais les bibliothécaires, y compris les experts, se sentant un peu perdus, attendent que les systèmes répondent à toutes leurs attentes et que leurs concepteurs et développeurs comprennent mieux qu’eux-mêmes ce qu’ils attendent, ce qui ne semble guère possible.

    Il faut essayer de revenir à des choses simples. Le modèle traditionnel « centré description » fonctionne même s’il est insatisfaisant. Que nous le jugions insatisfaisant signifie que nous avons une bonne intuition des éléments à mettre en valeur pour l’avenir, en gros les autorités et les œuvres. Faire des aménagements du fonctionnement actuel pour qu’un futur modèle les exploite mieux (les nouvelles consignes de catalogage) est une excellente démarche, ce n’est pas un pis aller.

    La difficulté est clairement du côté de la construction du nouveau modèle. Le modèle FRBR fait en gros l’unanimité des professionnels, mais les experts se demandent si la Bibliothèque du Congrès n’essaie pas avec Bibframe de sortir de ce modèle. Que RDA n’aille pas assez loin dans l’application du modèle FRBR peut être considéré comme conjoncturel. Que le modèle qui le sous-tend soit lui même remis en question est plus gênant. Philippe Le Pape est pessimiste sur Bibframe à partir d’une lecture précise du modèle (une instance est liée à une seule oeuvre) mais il espère aussi une lecture différente et plus rassurante.

    Je me risque à une lecture plus optimiste, quoique moins informée, de Bibframe. La FAQ de bibframe.org dit que le modèle est compatible avec RDA, mais qu’il a l’ambition de susciter d’autres profils de catalogage (http://bibframe.org/faq/#q04). J’en conclus que nous sommes peut-être trop obnubilés par le modèle unique (FRBR) et le code de catalogage unique (RDA). D’où notre désarroi face à une situation où la modélisation se cherche et où il y a de grandes chances que plusieurs solutions émergent. En fait le Web des données s’accommode de modèles différents et sait établir des correspondances entre eux. Si nous sommes d’accord sur FRBR ou sur tel profil RDA, la prochaine étape pour dépasser le catalogage descriptif actuel est de définir ce profil sans trop se soucier de son universalité, en sachant qu’il sera lui-même un jour remplacé et en utilisant des méthodes qui permettent de mettre notre travail en correspondance avec les modèles ou profils concurrents ou futurs.

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    • Merci beaucoup de partager votre analyse de la réflexion en cours et d’en faire une lecture sans doute plus positive que je ne l’ai fait! Je pense que ça éclaircit ce que j’essayais d’en dire ici, et ça remonte le moral. 🙂

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