Signalement des livres numériques dans le catalogue local #1

Note préalable :ce récit pittoresque est tout à fait subjectif et correspond à ce que j’ai compris du binz.
Si vous avez des remarques, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

Historique

Tout a commencé par la mise à disposition de nos lecteurs des livres numériques (non, on ne dit pas « ebooks« ) via des abonnements sur des plateformes type Springer (Lecture notes in computer science et Lecture notes in mathematics) ou Cairn (collection encyclopédique Que sais-je ?) sans les signaler dans notre catalogue. Il fallait que notre public sache que nous les avions et les cherche sur les plateformes concernées, ou les découvre dans notre offre de documentation électronique.

Or personne n’aime avoir à fouiller dans 12 endroits avant de trouver ce qu’il cherche (sauf les bibliothécaires? ^_^), on est d’accord qu’il faut que ce soit le plus simple et le plus instinctif possible.
De plus, en réfléchissant à notre politique documentaire, on a commencé à se dire « hum, c’est un peu crétin d’acheter les Que sais-je papier alors qu’on les achète aussi en ligne, ça fait doublon ». Mais il nous semblait indispensable de pouvoir trouver les Que sais-je élec dans le catalogue, au même titre que leur équivalent papier, partant du principe que le choix de l’usager ne porterait pas sur le support mais sur le contenu.
Zou, décision de cataloguer les Que sais-je élec au Sudoc pour les récupérer dans le catalogue. Et puisqu’on est parti, autant suivre la logique jusqu’au bout et signaler tous nos ebooks au catalogue.
Sur ce est arrivée l’ABES sur son grand cheval blanc, qui a obtenu de Springer et CAIRN les notices bibliographiques correspondantes et nous a permis la localisation automatique. Les notices étaient toutes pourries, à ce jour on n’a toujours pas récupéré les notices corrigées par CAIRN, et on a pas mal galéré en interne côté proxyfication des URL. Mais c’est une autre histoire.

On a commencé à acheter des ebooks titre à titre chez Dawsonera et à les cataloguer titre à titre, ce qui nous a paru logique également.

Et sont arrivées les licences nationales. OK, des archives Springer, les notices sont fournies par l’ABES, on y va, on demande la localisation automatique et on les récupère dans notre catalogue local. Puis il y eut ECCO. Et ses plus de 180.000 titres. Et là, ce fût le drame.

C’est quoi le problème ?

Nous avons choisi d’arrêter la machine et de rester en stand-by pour le chargement des notices ECCO pour plusieurs raisons :

  • l’ABES souhaite modifier son mode de tarification des licences WinIBW. Actuellement, on déclare le nombre de licences qu’on utilise, on en obtient un certain nombre de gratuites pour des opérations de rétroconversion, ou pour récompenser le travail des formateurs-relais, par exemple. C’est basé sur l’honnêteté des établissements, puisqu’en réalité, on peut installer des licences où on veut sans pour autant les déclarer.
    Le scénario qui semble avoir été retenu pour les années à venir se base lui sur différents paramètres, dont la taille du catalogue, ie le nombre de notices sous lesquelles on est localisé dans le Sudoc. Vous voyez où je veux en venir avec mon chargement de plus de 180.000 notices.
  • nos outils : pour gérer tout cela, nous n’avons que notre SIGB « ancienne génération », un vieux portail, et AtoZ
  • ça n’est pas mon rayon, mais le chargement d’un tel lot de notices mobiliserait a priori notre SIGB pendant 2 jours (il avait fallu 4h pour les 8500 notices Springer) et nous commencions à craindre qu’un tel nombre de notices dans notre catalogue ne ralentisse sensiblement la recherche
  • 180.000 aujourd’hui avec ECCO, combien demain avec les négociations en cours ? Jusqu’où faut-il aller ? Faut-il se poser la question ?

Nous avons donc programmé une réunion pour réfléchir aux différentes options, à laquelle ont participé des représentants de la section sciences (votre serviteur), plus gros acheteur d’ebooks à ce jour, et de la section droit-lettres, directement concernée par le signalement d’ECCO. Les personnes présentes occupant également les fonctions de responsable cellule TIC, coordinatrice Sudoc, correspondante catalogage (votre serviteur), référents documentation électronique côté accès et catalogage.

Nos réflexions et conclusions à venir dans l’épisode 2 !

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5 réflexions sur “Signalement des livres numériques dans le catalogue local #1

  1. mais ce n’est pas non plus une obligation de récupérer la totalité des notices d’ECCO : pourquoi ne pas faire une sélection en amont ? (ok, c’est une vraie galère à organiser)
    puis importer uniquement ce qui est réellement susceptible de vous intéresser, là-bas, dans le grand ouest.. 🙂

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  2. La donne est à peu près la même un peu plus au sud. On a commencé par profiter du service de l’ABES pour signaler les que sais-je (et nous continuons), mais cette solution s’avère complexe (suivi des mises à jour, délais …). Pour les QSJ nous avons désormais une solution hybride à base d’OAI (réactivité) + sudoc (qualité ?). Nous essayons au maximum de privilégier les imports directs que nous permet notre Opac (via des fichiers CSV que l’on fabrique à partir des données fournies par les prestataires).
    Quelques questions restent en suspens chez nous :
    – Quid de la qualité des données ? En effet très hétérogène chez nos différents fournisseurs, mais dans le cadre de ressources en abonnement et dans un contexte où Ces désabonnements sont envisageables à court ou moyen terme, est-ce vraiment raisonnable de cataloguer ces ressources ?
    – Quid des ressources « énormes » telles que ECCO ou EEBO ? Pour le moment nous avons choisi de les laisser de côté car nous ne sommes pas convaincus de l’intérêt de charger des sources finalement assez spécifiques et qui représenteraient 10% de notre catalogue.

    Et finalement qui s’occupe de ça et comment s’occupe-t-on de ça ? Charger des fichiers implique d’être capable de les traiter : manipulation, transformations …

    Voilà quelques idées en vrac que ces questions d’import de données nous posent pour le moment.

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  3. Merci beaucoup pour vos commentaires fort utiles !

    @Anna : nous n’avons pas envisagé de faire de sélection dans ECCO, je ne suis pas sûre que nous soyons prêts à y consacrer le temps nécessaire, mais ça se discute !

    @Sylvain : on déplore en effet le délai pour signaler les Que sais-je, surtout en ce moment avec l’arrêt des chargements. Du coup c’est intéressant votre solution hybride ! Je ne pense pas que nous ayons actuellement les outils pour, mais je me trompe peut-être. Vous récupérez donc d’abord les notices du fournisseur puis pour les écrasez avec les notices Sudoc améliorées ? C’est automatisé ou c’est un catalogueur qui gère ça ?
    En ce qui concerne les désabonnements possibles, on y a bien pensé, mais on s’est dit que ça valait le coup pour les Que sais-je du moment que le désabonnement n’était pas considéré dans l’immédiat. Si ça arrive, on sait que pour le SU ça va, on peut demander des délocalisations en masse. Par contre en local, c’est une autre affaire. Mais on en a conclu que ça relevait du désherbage et qu’il n’y avait pas de raison de se laisser arrêter par ça (évidemment, à l’époque, on était sur des masses de notices gérables). En tout cas ça joue aussi sur notre choix de privilégier des achats pérennes en électronique.

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  4. @marieidille chez nous c’est automatisé par notre outil, qui arrive à faire le rapprochement entre notices OAI de cairn et notices sudoc (collection + isbn + support en ligne de mémoire).

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  5. Pingback: Signalement des Que sais-je de CAIRN : on en est où? | LaFacette

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